1 février 2012

Pourquoi ACTA menace les libertés



Anonymous dit « Non à ACTA » signé le 26 janvier 2012 par l'Union Européenne. Ensemble, nous devons le vaincre ! ACTA est une offensive de plus contre le partage de la culture sur Internet. ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon) est un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par 39 pays, dont les 27 de l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc... Négocié par les multinationales plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement.

ACTA, véritable feuille de route pour des projets comme SOPA et PIPA, créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l'Internet (FAI) à surveiller et à censurer les communications en ligne. Cet accord est donc une menace majeure pour la liberté d'expression en ligne. Au nom du droit des marques et des brevets, il pourrait également freiner l'accès aux médicaments génériques dans les pays pauvres.

ACTA signé par l'UE. Ensemble, nous devons le vaincre !
Le 26 janvier 2012 à Tokyo, l'Union européenne et 22 de ses États Membres, dont la France, ont officiellement signé ACTA, l'accord commercial anti-contrefaçon. Le mouvement citoyen mondial contre les lois américaines anti-partage SOPA et PIPA doit désormais vaincre leur équivalent ACTA au Parlement européen.

Non à ACTA ! Quelques jours après les manifestations en ligne contre les projets de loi anti-partage SOPA et PIPA aux États-Unis, la signature de l'ACTA est le symbole du contournement de la démocratie visant à imposer des politiques qui nuiront à la liberté de communication et à l'innovation de par le monde. Cette signature hautement symbolique n'est toutefois pas la fin du combat.

Chaque citoyen souhaitant agir pour vaincre ACTA a maintenant l'occasion de participer en vue de le faire rejeter. Chaque étape de la procédure de ratification qui conduira au vote final au Parlement européen (au plus tôt en juin) sera l'occasion de se faire entendre.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

hum, pour les infos personnelles on est déjà super espionné de partout, mais bon quand ça devient légal, on se sent mal. Alors j'ai une proposition idiote, il faut faire un contre ACTA. Si nous sommes suspectés de posséder du contenu copyrighté, et que ces gens peuvent rentrer chez toi sur la simple base du soupçon, alors au moins ils doivent payer la facture d'électricité engendrée par la recherche sur mon ordinateur, ainsi que l'usure supplémentaire de mon matériel, et le ralentissement de productivité lié à la baisse de performance de mon ordinateur, surtout en cas de soupçon non confirmé. Sous prétexte que ce sont des données, rien n'est physique, mais c'est faux, ces gens là vont rentrer chez vous. Je suis sûr que c'est un point de détail absurde, et pourtant, ils pourraient être forcés de recourir à un système analogue à la licence globale, puisque impossible de reverser 0,0001 centime à une personne en particulier. L'estimation du cout pourrait aussi faire l'objet de débat. On pourrait aussi impliquer les fabricants de matériel (qui laissent rentrer n'importe qui chez nous), ou les FAI qui devront laisser faire ces gens sur leur réseau.
Si vous aussi vous avez des idées idiotes de contestation juridique, n'hésitez pas, tout est bon à prendre.